Lycée Madeleine Michelis · Amiens
Une histoire.
Un héritage.
Un avenir.
Depuis 1883, un lieu d’enseignement, de mémoire et d’engagement au cœur d’Amiens.
Découvrir notre histoireOuverture des portes du lycée de jeunes filles.
1887Inauguration du lycée dans ses bâtiments définitifs.
Un peu d’histoire
Un lycée né
en 1883.
Une histoire inscrite dans la ville et portée par celles et ceux qui ont fait vivre l’établissement.
En 1882, sous l’impulsion du maire Alphonse Fiquet, le Conseil municipal élabore un projet de lycée de jeunes filles. Le projet est voté le 20 avril 1883. L’État et la ville participent à égalité à son financement.
Construit par l’architecte Émile Riquier, le lycée ouvre ses portes en octobre 1883. Les travaux se poursuivent jusqu’en 1885, avant que le plan ne soit remanié par l’architecte du département. Le lycée est finalement inauguré en 1887.
Occupé lors des deux guerres mondiales par les troupes allemandes, il porte le nom de l’une de ses professeures, Madeleine Michelis, dévouée jusqu’à la mort à la cause de la Résistance.
Un patrimoine vivant
Les bâtiments
racontent.
Une architecture remarquable, pensée autour de cours intérieures et de circulations ouvertes.
La façade principale
Elle est flanquée de deux avant-corps, avec chaînes d’angles en bossage de pierre. L’essentiel du gros-œuvre est en brique, à l’exception des éléments ornementaux et de l’encadrement des baies, réalisés en pierre.
Le corps central
Il est dominé par un fronton cintré dont le tympan porte l’inscription gravée « Lycée de jeunes filles ». L’ensemble des élévations est couvert de toits à longs pans en ardoise, munis de lucarnes en pierre.
Les cours intérieures
Les bâtiments intérieurs forment un U. Sur le corps central, des coursives formant des arcades en fer couvertes d’une verrière desservent les étages supérieurs.
La cour extérieure
Le bâtiment qui la borde est surmonté d’une horloge signée Aimable à Beauvais, avec un lanterneau en zinc, autre repère singulier du patrimoine du lycée.
Mémoire & transmission
Les personnalités
de Michelis.
Des parcours d’engagement et de courage qui donnent un visage à la mémoire de l’établissement.

Madeleine
Michelis
Née à Neuilly-sur-Seine, elle étudie à Condorcet puis à l’École normale supérieure de Sèvres. Professeure de lettres classiques, elle est nommée au lycée de jeunes filles d’Amiens à la rentrée 1942.
Résistante, elle participe notamment à l’aide aux prisonniers évadés et aux aviateurs alliés. Arrêtée à Amiens en février 1944, elle meurt après avoir refusé de parler. Elle reçoit à titre posthume la médaille de la Résistance, la Croix de guerre et la médaille des Justes parmi les Nations.

Jeanne
Fourmentraux
Dès 1940, elle fonde le premier groupe de résistance à Amiens. Avec des salariés des PTT et de la SNCF, elle participe notamment à la fabrication de faux papiers.
Arrêtée en août 1942 puis déportée depuis Compiègne vers Ravensbrück, elle survit à la guerre et devient une militante active du devoir de mémoire.

Jean-Louis
Crémieux-Brilhac
Ancien résistant, haut fonctionnaire et historien de la Seconde Guerre mondiale, il avait rencontré Madeleine Michelis au lycée Condorcet en 1933-1934.
Il a préfacé l’édition de sa correspondance. Une salle du lycée porte son nom, en hommage à son engagement et à son travail de transmission.
« Jeune Française admirable qui s’est entièrement dévouée à la cause de la Résistance. »
Hommage de Charles de Gaulle à Madeleine MichelisAujourd’hui
Une histoire qui
continue.
Le lycée Madeleine Michelis reste un lieu d’apprentissage, de culture et d’ouverture, fidèle à son histoire et tourné vers l’avenir.